Notre besoin de culotte est impossible à rassasier

Fabienne Radi

CHF17.80

Date de parution:

2 septembre 2022

Lauréate d’un Prix suisse de littérature en 2022 , Fabienne Radi continue de travailler la matière texte sous toutes ses formes….

Écoutez notre podcast #12 – De l’influence des biscuits au gingembre sur la micro-fiction, avec l’auteure Fabienne Radi et Stéphane Fretz, parrain de la publication

Objet bâtard comme le fruit des amours d’un teckel et d’un lévrier afghan, ce livre propose des formes et des sujets variés:  essais convoquant des personnalités de la pop culture, de l’art et de la littérature (Flannery O’Connor, Marina Abramović, Allen Ginsberg, Paul Thek, Dean Martin, Paul Newman), fictions fabriquées à partir d’œuvres d’artistes contemporains (Nina Childress, Jean-Luc Manz, Joëlle Flumet), poèmes bricolés se servant de matériaux trouvés (manuels de développement personnel, injonctions contemporaines au bonheur), ainsi qu’une lettre d’aveux de l’auteure à ses enfants à propos d’une paire de cochons d’Inde.

On s’intéresse tour à tour à l’histoire des crooners et aux problèmes de radiateurs, on apprend des choses sur la fréquentation des morgues, on découvre la formation des Alpes expliquée avec une couverture militaire, on s’interroge sur la place des femmes conjuguant chant et batterie dans la pop music.

Chez Fabienne Radi le trivial s’immisce dans le drame, le dérisoire dérape vers l’incongru, l’idiotie flirte avec la mélancolie.

Ce livre reprend les textes de Oh là mon Dieu et de Holy, etc. (art&fiction, 2015 et 2018), auxquels ont été ajoutés six textes inédits. Cette nouvelle mouture présente en sus des reproductions des oeuvres d’art évoquées dans les textes, ainsi que des images trouvées par l’auteure.

Fabienne Radi écrit (essais, récits, poèmes), fait des éditions d’artiste (livres, affiches, disque) et enseigne à la Haute école d’art et de design (HEAD) à Genève. Elle travaille la matière texte sous toutes ses formes et en usant de différents procédés: contraintes, appropriations, détournements d’objets trouvés, invention de protocoles etc. Elle admire David Foster Wallace pour ses essais ébouriffants, Lydia Davis pour ses micro-fictions chirurgicales. Elle relit régulièrement les nouvelles de Flannery O’Connor qui l’épatent à chaque fois, a scotché au-dessus de son bureau la phrase de l’artiste John Baldessari: I never say edifice when building would do. Sa première formation en géologie lui a apporté l’amour des couches, sa brève incursion dans la bibliothéconomie a suscité un engouement pour les classements, ses études en art sur le tard ont transformé son regard sur son appartement. Les titres, les plis, les malentendus, les coupes de cheveux, les dentistes et Paul Newman sont des motifs récurrents dans son travail. Elle a publié Une autobiographie de Nina Childress (Beaux-Arts de Paris, 2021), Émail diamant (art&fiction, 2020), Le déclin du professeur de tennis (Sombres torrents, 2020), Peindre des colonnes vertébrales (Sombres torrents, 2018), Holy, etc. (art&fiction, 2018), C’est quelque chose (d’autre part, 2017), Oh là mon Dieu (art&fiction, 2015), Cent titres sans Sans titre (boabooks, 2014), Ça prend : art contemporain, cinéma et pop culture (Mamco, 2013).
Fabienne Radi est née à Fribourg, vit et travaille à Genève, se repose en Gruyère.

REVUE DE PRESSE

LE MATRICULE DES ANGES n°238, nov-déc. 2022
Critique domaine français Notre besoin de culotte est impossible à rassasier par Jérôme Delclos
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LA LIBERTÉ, 05/11/2022
«Un monde bien culotté» par Jean-Philippe Bernard
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LA COULEUR DES JOURS N°42, printemps 2022
Prix suisse de littérature 2022

380

Auteur·e·s

Édition établie par

Format

11 x 17.5 cm

Pages

192

Genre

littérature suisse, textes brefs

Mots-clé

pop culture

Collection

ISBN

978-2-88964-041-6

Date de parution

2 septembre 2022

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