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Anaïs Wenger

L’anthroponymie est l’étude des noms des gens. Elle interroge l’acte de nommer comme geste fondateur du langage, mais aussi comme lieu de transmission, de projection et de rupture : un nom inscrit une filiation, circule entre les langues, se transforme au fil des histoires individuelles et collectives.

Dans le cadre de sa résidence chez art&fiction, Anaïs Wenger mène une recherche à partir des patronymes et des matronymes de l’équipe et des auteur·icexs de l’année. En s’appuyant moins sur des données étymologiques que sur des échanges, des récits et des associations libres, elle explore ce que les noms font aux personnes qui les portent – et ce que celles-ci en font à leur tour. Le projet se déploie sous forme de collectes, de dérivations et de recompositions, laissant volontairement place aux écarts, aux glissements et aux interprétations.

Plus largement, la pratique d’Anaïs Wenger se situe à la croisée des arts visuels, de l’écriture et de la performance. Elle s’intéresse aux récits comme matériaux en mouvement, aux formes qu’ils prennent lorsqu’ils circulent, migrent ou se transmettent dans différents contextes. Son travail met en lumière la dimension sociale des histoires, leur fabrication collective et les liens qu’elles tissent entre les individus.

Anaïs Wenger a étudié et travaillé à la HEAD-Genève et est titulaire d’un CAS en dramaturgie et performance textuelle de l’UNIL-La Manufacture. Son travail a été présenté en Suisse et à l’étranger, notamment à l’IOAM Pékin (2025), à l’Organhaus Chongqing (2025), au Centre d’Art Neuchâtel (2025), à la Villa Bernasconi, Genève (2025), à la galerie Martina Simeti, Milan (2025), au Helmhaus Zurich (2025) et aux Swiss Art Awards, Bâle (2024).

Portrait © Dorothée Thébert

  • Auteur-e-s Anaïs Wenger
  • Mots-clés Artistes en résidence
  • Date de publication 15 janvier 2026