Quand on parle du loup. Sur les traces d’un invisible

Luzia Hürzeler, Alain Antille, éd.

CHF42.00

Date de parution:

6 avril 2021

Invisible, discret, quelques traces, indices fragiles d’un passage…
Si le loup fut et est encore l’objet de tant de projections, c’est qu’il se montre rétif à la vision.

L’invisibilité, l’extrême discrétion à tout le moins, est le propre du loup. Instruit par une longue histoire de traque et de persécution, cet animal connaît les risques d’une coexistence avec l’homme et adopte la stratégie d’une présence élusive. Le plus souvent, il ne se laisse entrevoir que par quelques traces laissées sur son passage, ces indices fragiles qui demandent toujours l’analyse, la comparaison, la vérification. En somme: si le loup fut et est encore l’objet de tant de projections, c’est qu’il se montre rétif à la vision. Au défaut de présence physique répond par contraste l’excès des représentations. Celles-ci comblent un vide, suppléent à une absence. Opérant par recouvrement ou substitution, elles forgent l’impression – la conviction ou l’illusion – de «connaître» le loup, de savoir ce qu’il est, ce qu’il fait, à quoi il ressemble.

Ce livre réunit des documents collectés par l’artiste Luzia Hürzeler, liés au monitoring du loup et à la gestion de la faune, au profilage génétique et à la cartographie des aires de localisation, à la naturalisation et à la conservation de huit spécimens morts. Un cahier retrace également les installations photographique et vidéo de l’artiste, exposées à la Ferme-Asile à Sion en 2019 sous les titres En dernier lieu et Qui a vu le loup. Cette recherche est accompagnée d’essais de Robert Ireland, Luzia Hürzeler, Alain Antille, Véronique Mauron, Ludwig Seyfarth, Johanne Mohs et Christoph Hoffmann.

Cet ouvrage est co-édité l’édhéa, École de design et haute école d’art du Valais.

Luzia Hürzeler est une artiste plasticienne. Elle est diplômée de l’École supérieure des beaux-arts de Genève et possède un Master de la Slade School of Fine Art de Londres. De 2007 à 2009, elle a été boursière à l’Istituto Svizzero de Rome. En 2017, elle a obtenu son doctorat en arts visuels et en anthropologie sociale à la Haute école des arts et à l’Université de Berne dans le cadre du projet du FNS (Fonds national suisse) Nous sommes en hibernation! De 2017 à 2019, elle a dirigé le projet de la HES-SO Qui a vu le loup? à l’édhéa. Dans ses installations, elle traite notamment des représentations des animaux et des situations d’exposition dans lesquelles ils sont présentés. Elle s’intéresse ainsi à la relation entre représentation et représenté. Ses travaux sont exposés dans des musées et des galeries en Suisse et à l’étranger.

Formé en lettres à l’Université de Fribourg, Alain Antille est professeur à l’édhéa (École de design et haute école d’art du Valais). Il a été coordinateur du Centre de réflexion sur l’image et ses contextes (CRIC) depuis sa création en 1998 jusqu’en 2004, année à partir de laquelle il a été appelé à assumer la responsabilité de l’Institut de recherche en art de l’édhéa (anciennement ECAV). Responsable éditorial de la collection Traces depuis 2015, il a dirigé la publication Hors piste consacrée à quinze années de recherche (éditions art&fiction, 2014).

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Artiste(s)

Édité par

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Textes de

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Traduction

Dagmar Bruss, Sandrine Durandière

Langue

fr/all

Graphisme

Karen Ichters

Format

23 x 30.3 cm

Pages

304

Genre

Recherche en art

Co-édition

École de design et haute école d'art du Valais (EDHEA)

ISBN

978-2-940570-82-9

Date de parution

6 avril 2021

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